La Belle et la Bête

La Belle et la Bête

Cette allégorie du couple, formalisée en 1757, a connu maintes variations, du Fantôme de l'Opéra à Lady Chatterley , du Silence des agneaux à La Salle de bain.

La Belle, voulez-vous être ma femme ? » 1757, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont couche sur le papier la version définitive de La Belle et la Bête. Ce mythe d'un amour entre une femme belle et seule et une bête à la fois terrifiante et attirante. Les racines du conte restent mystérieuses mais possèdent d'infinis branchages, pousses et repousses à travers les saisons de la littérature. Ainsi le très talentueux Thomas Harris produisit une nouvelle mouture du mythe avec son Silence des agneaux. La bête Hannibal Lecter et la belle Clarice Starling s'attirent et se fascinent durant tout le livre. « Voulez-vous jouer avec moi ? », pourrait être la question de cet avatar. La suite du même Thomas Harris, Hannibal, verra la bête dans son château d'exil florentin, cette fois quasi proche d'un Des Esseintes du cannibalisme, séduisant définitivement la belle Clarice. « La Belle, voulez-vous chanter pour moi ? » Bien des années avant, Gaston Leroux livra sa propre interprétation de la bête à trav ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon