La beauté de se déjuger

La beauté de se déjuger

Cet essai littéraire a « germé » dans la propre histoire de Jean-Pierre Martin, faite de plusieurs vies : il y a l'hypokhâgneux de Louis-le-Grand, le militant de la Gauche prolétarienne emporté dans l'utopie mao, l'ouvrier « établi » dans diverses usines, qui finit par « s'autodissoudre », retrouve ses livres, passe l'agrégation, voyage, avant d'enseigner à l'université. De cette « existence en lignes brisées », Martin tire un profond refus de la doxa contemporaine qui valorise aveuglément la fidélité à soi, qui essentialise les destins. Bien plus belles sont les vies « transfuges », ces « révoltes ininterrompues contre l'assignation au passé ». L'essayiste s'arrête donc sur ce moment rarement commenté où un écrivain rompt avec une communauté, une idéologie, et donc avec lui-même. Palinodies désinvoltes pour Gide ou Roger Vailland, « désertion » de Benny Lévy, fuite de Duras du PCF vers le « gai désespoir » de la littérature. Le biographe de Michaux réfléchit à la nécessité éthique ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon