L'Aérostat

L'Aérostat

Marie-Antoinette est à la mode. De film en exposition, elle promène partout ses robes luxueuses et son ennui hautain. On croit l'apercevoir au début du roman d'Élise Fontenaille, mais on est vite rassuré : ce n'est pas elle, c'est son sosie, une prostituée du Palais-Royal qui la mime et donne aux clients l'illusion d'étreindre la reine. Nous sommes en 1783, le réel et la fiction se mêlent dans la crise du régime. On s'enthousiasme pour les montgolfières qui arrachent l'homme à la fatalité de la pesanteur, on se passionne pour Mesmer, médecin viennois qui soigne l'âme par le corps, à moins que ce ne soit l'inverse. On rêve, on s'impatiente. Paris ressemble à un roman.

On se souvient de Brûlements, un précédent roman où Élise Fontenaille nous entraînait dans une province du Sud-Ouest bouleversée par la Terreur. On retrouve dans L'Aérostat cet art de brasser une large information dans des scènes brèves, incisives, écrites au présent. La romancière convoque des figures connues, R ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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