L'île des métaphores

L'île des métaphores

Non sans minutie, Eiríkur Örn Norðdahl s'est employé dans ses deux précédents livres - Illska et Heimska - à décrire le foutoir qu'est le monde. Pour son troisième roman traduit en français, il revient avec un récit foutraque, scandé de visions loufoques, peuplé de personnages insolites, et difficilement classable car il épouse la forme de notre époque détraquée et des bizarreries propres à l'Islande. Les chapitres découpés selon une temporalité constituée d'allers-retours semblent eux-mêmes inspirés d'un passage de l'hymne national islandais : « Un jour équivaut à mille ans et mille ans une journée, à tout jamais. »

L'île offre un environnement propice à toutes les métaphores et aux constats les plus cinglants (« vivre dans un endroit pareil n'a aucun sens »). Surtout, le petit territoire accueille sous la plume de Norðdahl de troublants évènements : des femmes tombent des immeubles, un volcan ne cesse de cracher des flammes, une tempête de sable noie le pa ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard