L'île au trésor sur le bout de la langue

L'île au trésor sur le bout de la langue

L'auteur de la nouvelle traduction de L'Ile au trésor évoque la nature des pirates et leur parler particulier.

stevenson est devenu mon bon copain entre Le Monastier-sur-Gazeille et Saint-Jean-du-Gard. Douze jours de marche en sa compagnie ! Ce n'est pas le bonhomme en personne qui me montrait le chemin, mais son livre, Voyage avec un âne dans les Cévennes. On n'a pas tous les jours l'occasion de se balader ainsi avec un bon écrivain. Stevenson est un guide bavard et distrayant, qui passe autant de temps à raconter ses démêlés avec Modestine, l'ânesse, qu'à décrire les tours et détours du chemin. Arrivé à Saint-Jean-du-Gard, je n'avais qu'une envie : relire L'Ile au trésor. J'en ai lu une traduction sans doute simplifiée il y a bien soixante ans à Mimizan-Plage, face à l'Océan, sur lequel je pouvais imaginer l'île et son trésor.

Depuis, j'ai appris l'anglais. Ce qui m'a frappé en lisant Treasure Island, c'est le langage que Stevenson a inventé pour ses pirates. Par exemple, le pirate Billy Bones se présente ainsi quand il arrive dans l'auberge de l' ...

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