L'évolution du problème de la liberté

L'évolution du problème de la liberté

Quoi qu'il en soit, c'est par là que je conclus, il y a, immanente à la philosophie moderne, l'idée du primat de la volonté non seulement par rapport à l'intelligence, mais même, sinon en fait, au moins en droit, par rapport à la nature, par rapport aux faits naturels. Que si on cherchait l'origine psychologique de ces deux idées, l'idée du double primat, on la trouverait sans doute dans ce fait d'observation psychologique que la volonté est en effet quelque chose de merveilleux, quelque chose qui, par certains côtés, par certains aspects au moins, participe du miracle. La volonté est bien une force qui est capable de s'accroître elle-même indéfiniment. Une force naturelle, c'est quelque chose de donné, donné non seulement en qualité, mais même en grandeur ; mais la force morale, enfin la force du vouloir, c'est quelque chose dont la grandeur n'est pas donnée, en ce sens qu'avec un peu on peut en faire beaucoup, ou plutôt qu'il n'y a pas de peu, ni de beaucoup ; on peut vouloir voul ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon