Lévi-Strauss, Rousseau et les « droits du vivant »

Lévi-Strauss, Rousseau et les « droits du vivant »

La lecture de Rousseau fut déterminante pour l'anthropologue. Elle l'a conduit, très tôt, à rompre avec un humanisme du « propre de l'homme », indifférent au sort de la nature.

Élisabeth de Fontenay, philosophe, professeur émérite à la Sorbonne, fait partie de ces philosophes et penseurs qui ne cessent d'interroger la tradition occidentale, dans une démarche proche de la « déconstruction ». Après Le Silence des bêtes, son maître livre, paru en 1999 éd. Fayard, elle vient de signer deux livres qui approfondissent sa réflexion sur les ravages de l'anthropocentrisme : Sans offenser le genre humain, réflexions sur la cause animale éd. Albin Michel, et Traduire le parler des bêtes éd. de L'Herne. Pour Le Magazine Littéraire, elle montre que son antihumanisme a conduit Lévi-Strauss à réclamer la promulgation d'un droit du vivant. Tant il s'est montré hanté par « la continuité entre le rapport des hommes aux animaux et le rapport des hommes aux hommes ». Explications.

Vous êtes l'auteur d'un livre qui a fait date sur la place faite aux animaux dans la tradition philosophique, Le Silence des bêtes. En quoi la pensée de Lévi-Strauss vous a-t-elle ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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