LÉON WERTH, LE PACIFISTE INCONNU

LÉON WERTH, LE PACIFISTE INCONNU

La guerre n'exerça jamais chez Léon Werth aucune fascination, comme chez Ernst Jünger ; elle ne parvint pas à le désarmer, comme elle le fit pour tant d'autres. La force de son caractère transforma en haine son refus de tout ce qui pouvait alimenter la guerre et, à la grande tromperie de la « Der des Der », il opposa une formule définitive : « Rien ne prépare la persistance de la paix sinon l'habitude de ne pas consentir à la guerre. »

Rien au reste ne prépara Léon Werth à tenir pareil rôle dans la lutte pacifiste. Sa famille, à ses yeux représentative de la petite bourgeoisie vosgienne, s'installa à Lyon peu après sa naissance, en 1878. Comme le cas s'en présente souvent, il partit pour Paris poursuivre ses brillantes études, à Henri IV, où il défraya la chronique scolaire par son comportement déconcertant. Licencié ès-lettres, après quelques incartades retentissantes, il tira de sa première expérience sous les drapeaux une sorte de mémoire antimilitariste, dont il achev ...

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© Louison pour le NML

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Pour accompagner notre dossier sur la littérature érotique, nous vous proposons de plonger, en partenariat avec Retronews, le site de presse de la Bnf, dans la vie de Rachilde, la reine des décadents.

Illustration : Le journal des Débats, 27 mars 1899 - source : RetroNews-BnF