L'élégance au fond du gouffre

L'élégance au fond du gouffre

Aujourd'hui quadra, l'ex-jeune premier tombé dans la spirale de l'alcool poursuit le récit de sa chute. Sans se faire de cadeaux mais toujours avec grâce.

longtemps Nicolas Rey a incarné le jeune premier jusqu'à la caricature : il était si souriant, si plein de charme et si porté à en jouer qu'on en oubliait ses livres (Un début prometteur) dotés pourtant de qualités rares - une façon d'aller loin en disant peu, d'instaurer en trois lignes une intimité avec le lecteur. Las ! avant même d'être reconnu comme écrivain, Nicolas Rey était devenu personnage. Puis il a connu Un léger passage à vide, raconté dans un texte à vous arracher le coeur : alcool, sorties, cocaïne et haine de soi. Tout en restant un écrivain de la légèreté - son totem s'appelle Sagan -, l'auteur avait trouvé de la profondeur dans la détresse.

LA NUIT DES TRICHEURS

Dos au mur est de la même eau, mais il y a ajouté des endorphines naturelles. Il commence par : « J'écris parce que je vais crever », cependant c'est une déclaration d'amour. À son père, qui le soutient. À son fils, auquel il ne peut plus ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon