Légendes des sexes et offrandes lubriques

Légendes des sexes et offrandes lubriques

L'année 1881 signe la fin légale de l'outrage à la morale publique et ouvre la voie à une efflorescence d'ouvrages licencieux, où s'illustrèrent Apollinaire, Richepin, Jarry et Rachilde.

La Belle Époque s'inaugure en 1880, année que l'académicien Jules Claretie, traumatisé par Nana et Boule de Suif, n'hésite pas à qualifier de « pornographique », ignorant la parution des Cousines de la colonelle, « roman galant naturaliste » de la marquise Mannoury d'Ectot, signé vicomtesse de Coeur-Brûlant, qu'on voulut attribuer à Maupassant. Une période bientôt bouleversée par l'affaire Dreyfus, dans laquelle Zola s'engage avec « J'accuse », période qui s'achève brutalement à l'orée de la Première Guerre mondiale.

Les ouvrages licencieux pullulent alors d'autant mieux que la loi du 29 juillet 1881 vient d'instaurer un régime libéral abrogeant les incriminations d'outrage à la morale publique et religieuse. Parmi les auteurs féconds, un certain E. D., initiales dissimulant aussi les tâcherons signataires de La Comtesse de Lesbos ou la Nouvelle Gamiani et de L'Odyssée d'un pantalon, les aventures loufoques d'un homme transformé p ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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