L'âge des métamorphoses

L'âge des métamorphoses

Emmanuelle Bayamack-Tam

La littérature française contemporaine est encore à la traîne sur le trouble dans le genre, et les identités incertaines.À cet égard, une romancière constitue une joyeuse exception.

Bien entendu, je n'ai pas lu tous les livres, et ne peux donc affirmer que les romans d'Emmanuelle Bayamack-Tam sont singuliers. (Ou ceux qu'elle signe sous le pseudonyme de Rebecca Lighieri.) Je peux seulement poser ça comme une hypothèse. Et cette autre encore : ces romans me semblent capables de donner de l'appétit à un cénobite, ou de rallumer le désir dans le corps d'un anachorète. Paru quelques semaines avant le confinement, le dernier en date me confirme dans l'idée qu'il faut lire ces livres maintenant ; autrement que les masques et la chloroquine, ils nous tireraient du côté de la vie.

Pourquoi ? Comment ?

S'il existe un nombre incalculable d'essais théorisant ou documentant le trouble dans le genre, et les identités fragiles ou incertaines, je crois pouvoir dire que la littérature française est encore en reste, s'aventurant peu sur ce terrain-là. Une exception de taille, donc : l'oeuvre d'Emmanuelle Bayamack-Tam. Comme souvent quand il s'agit d'un coup de ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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