L'âge de raisin

L'âge de raisin

Le journal d'un géant des lettres américaines ou la naissance d'un chef-d'oeuvre aux forceps.

Ce sont les notes cinglantes comme les coups de fouet qu'un écrivain s'inflige pour vaincre le temps, l'angoisse et la procrastination. Dans le cas qui nous occupe, la méthode fut efficace, puisqu'il n'a fallu à John Steinbeck, dont on publie le journal de travail inédit, que cinq mois (juin-octobre 1938) pour composer son chef-d'oeuvre, Les Raisins de la colère, roman de la Grande Dépression américaine et, plus largement, de toutes les migrations. Un roman qui lui valut d'abord le prix Pulitzer, 14 millions d'exemplaires vendus et l'attribution du prix Nobel en 1962.

À lire ces bribes compactes, scrupuleusement datées (n'y manquent ni le jour ni l'heure de rédaction), on constate que le processus de création nécessite des vents contraires. Quoi de plus stimulant que de batailler contre les sollicitations de la presse (Steinbeck était déjà l'auteur connu d'En un combat douteux et de Des souris et des hommes), les visites intempestives, une épouse d ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon