Khaled Khalifa

Khaled Khalifa

Dépeindre le tragique conflit syrien avec une désinvolture et un humour noir qui n'attentent pas au réalisme mais le renforcent, c'est l'objectif du dernier roman de Khaled Khalifa. Ici, trois orphelins conduisent leur père décédé jusqu'à son village natal pour l'y enterrer selon ses dernières volontés. Parmi eux, Boulboul, de son vrai prénom Nabil, raté attachant, Hussein, brutal et colérique, et Fatima, orgueilleuse aux ambitions contrariées par un mauvais mariage. Trois incarnations d'une certaine médiocrité, celle qui s'attache aux convenances et agit selon le qu'en-dira-t-on. Mais, avec la guerre en Syrie, les convenances ont explosé. Les voilà désorientés, traversant un monde où les cadavres sont plus nombreux que les vivants et où la mort naturelle est devenue une anomalie.

Ce pourrait être un roman d'apprentissage de l'absurde, de la relativité des normes, mais ces personnages évoluent dans une réalité trop chaotique pour pouvoir tirer une leçon de l'itinéraire visa ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes