Katerina

Katerina

Katerina raconte les aventures de James Frey, parti à Paris pour écrire un livre qui réduira « le monde en cendres ». En attendant, c'est surtout lui qu'il abîme, en s'enivrant de mauvais vin et de mauvaises drogues dans des mauvais bars, et en s'échinant sur des projets littéraires qu'il finit par jeter dans la Seine. Au musée Rodin, devant La Porte de l'enfer, il fait la connaissance d'une jeune mannequin scandinave, Katerina, avec laquelle il vivra l'amour fou. Mais, à leur âge, ces choses-là n'ont qu'un temps. Ce qui dure, en revanche, c'est le pouvoir d'attraction de l'écriture de James Frey : scansion, phrases narratives qui se développent en dialogues, répétitions obsessionnelles des termes et expressions... Cette écriture a aussi ses limites, et elles éclatent pendant les scènes érotiques où l'auteur aligne les adjectifs « profond, dur, moite ». Mais elle est adaptée aux scènes d'ivresse et de débauche, qui heureusement dominent. Et, comme on l'avait vu dan ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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