Kalachnikov dans le viseur

Kalachnikov dans le viseur

Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov est vivant, il va sur ses 93 ans, une couche épaisse de médailles lui tient chaud dans l'hiver de l'Oural. On a fabriqué de par le monde une centaine de millions de fusils d'assaut qui portent son nom, il dit qu'il aurait préféré inventer une tondeuse à gazon.

Le sous-titre du livre que lui consacre Olivier Rohe est plus explicite que son titre : Mikhaïl Kalachnikov, sa vie, son oeuvre. Il faudrait ajouter : « et la vie de son oeuvre », tant l'habile construction du récit tisse la chaîne du récit biographique et la trame de l'aventure universelle de la mythique invention. Ces deux écritures croisées enchâssent, à six reprises, une histoire où la fameuse AK-47 (Avtomat Kalachnikova, année 47) joue son vrai rôle : effrayer, tuer. Sans cela, on se laisserait peut-être endormir par celui qui aimerait bien être un vieillard comme les autres : « Il le disait lui-même : rien d'humain ne m'est étranger. J'aime la pêche, la chasse et ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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