K comme Chance

K comme Chance

Un roman philosophique à la russe traverse les États-Unis des années 1960-1970. Une histoire de famille.

« Papa est assis dans son fauteuil [...]. Plus tard, quand il se lèvera, il deviendra plein de choses - une chemise de flanelle, une ceinture en cuir, un pantalon ample brun clair... -, mais pour le moment il forme un tout : un sol, une région, une planète. » Dès les premières phrases, Les Frères K de David James Duncan annoncent les deux grandes forces qui s'affronteront peu ou prou tout au long des 800 pages suivantes : au coeur d'une famille - et par extension d'un pays - se tient un duel permanent entre l'union et l'éparpillement, l'esprit de corps et la discorde.

Les « frères K » s'appellent en réalité les frères Chance. Première divergence. Une deuxième : alors qu'un certain roman de Dostoïevski se rue à la lecture du titre - clin d'oeil évident -, une autre référence s'y tapit pour le public non averti. Au baseball, on note avec un « K » un strike out, l'élimination d'un batteur. Voilà ce qui, sous la plume de l'écrivain américain, ne cesse de se ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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