Juste être un homme

Juste être un homme

Craig Davidson s'est fait connaître en 2006 avec Un goût de rouille et d'os, un recueil de nouvelles tellement puissantes que la critique avait instinctivement employé des métaphores pugilistiques pour en parler. Rien d'étonnant, du coup, à ce que le jeune auteur canadien ait choisi l'univers de la boxe comme arrière-plan de ce premier roman, un petit livre à l'intrigue aussi rodée que le scénario d'un blockbuster. Juste être un homme - Fighter combattant le titre original, est tout de même plus percutant - raconte deux histoires : d'un côté celle de Paul, fils à papa arrogant qui ramasse une volée dans une boîte de nuit et se découvre une passion pour la baston et la douleur physique ; de l'autre celle de Rob, un jeune boxeur surdoué qui, en dépit des espoirs que son père et son oncle placent en lui, se demande s'il est vraiment fait pour le ring. On devine facilement la suite : Paul massacre l'oncle de Rob dans un combat clandestin, Rob se venge de Paul avant d'arrêter la boxe. D' ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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