Jusqu'à épuisement

Jusqu'à épuisement

Les amours peuvent consumer, leurs récits aussi : leur examen minutieux, par-delà l'anecdote, est susceptible de convoquer et de remettre en perspective le monde entier.

Toute tentative d'écriture est un match perdu d'avance contre l'infini. À ma gauche, l'univers et son irritante faculté d'excéder nos mesures en toutes ses dimensions ; à ma droite, l'écrivain - son talent, son stylo, ses limites, sa conscience de celles-ci - qui doit découper dans le monde l'espace de son roman, puis se limiter à des forages ciblés dans la profondeur du terrain. Il est pourtant des auteurs pour se confronter au défi d'un monde inépuisable. Aux États-Unis, ils écrivent d'énormes romans choraux parabalzaciens : des foules de personnages sont convoquées pour épuiser ce qu'était un lieu, une époque, l'esprit d'un temps : L'Infinie Comédie de David Foster Wallace, le ...

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