Julian Barnes

Julian Barnes

Voilà ce qui se passe dans le premier chapitre du Perroquet de Flaubert, et ce qui s'est passé quand j'ai rendu visite aux deux musées flaubertiens, à Rouen. Au premier, on m'a montré le vrai perroquet de Flaubert. Et quand je l'ai vu, j'avais tellement admiré Flaubert et je l'avais tant lu, que j'ai été très ému, très touché. Je me croyais, dans un certain sens, en contact avec Flaubert. Et puis, au second musée, encore un perroquet ! À ce moment-là, évidemment, est né un certain doute sur la réalité de l'un et de l'autre. Quel était le vrai, celui qui se trouvait sur le bureau de Flaubert, et quel était le faux ? Comme si Flaubert s'était moqué un peu de moi, et m'avait dit : Alors, vous avez cru que vous pourriez entrer en contact avec moi aussi facilement que ça ? Et à la fin du roman, on découvre que probablement ni l'un ni l'autre n'est le vrai. Il y a une cinquantaine de perroquets dont un, peut-être, était le vrai, mais peut-être même pas un. Donc, la répo ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes