Joyce miniature

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De Joyce, le lecteur français a tendance à retenir surtout la prose titanesque et babylonienne de ses romans, les manières policées, un brin polissonnes, de ses Gens de Dublin, ou les saillies obscènes de sa correspondance avec Nora. Plus rarement songe-t-on aux vers tendres et gracieux de Chamber Music ou aux pastiches et limericks, ces poèmes de forme fixe, irrévérencieux de préférence, dont il truffait ses lettres, cartes postales et pages de garde. Or c'est bien de ce côté-ci, à la lanterne riante d'un « Sunny Jim » - tel que ses parents surnommèrent James Joyce -, que doivent se lire Les Chats de Copenhague. Posté du Danemark à son petit-fils de 4 ans, ce court poème multiplie les clins d'oeil à un précédent conte, Le Chat et le Diable, envoyé quelques jours auparavant avec un félin rempli de bonbons. Se retrouve donc ici le goût immodéré de l'écrivain pour l'allusion, à destination non seulement de l'enfant, censé tirer l'anti-leçon ...

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