JOYCE CAROL OATES

JOYCE CAROL OATES

ils ont raté Philip Roth. Ils n'ont pas intérêt à passer à côté de Joyce Carol Oates. Les jurés Nobel, qui devraient changer de lunettes, seraient bien inspirés de couronner cette dame à l'oeuvre touffue, violente, fébrile. Elle écrit plus vite que son ombre. Chez elle, il n'y a rien à jeter. C'en est presque dégoûtant. Elle aime la boxe et les chats, soulève les toits des pavillons de banlieue pour y découvrir les dessous de l'horreur conjugale. Sans avoir l'air d'y toucher, elle a peut-être signé le fameux « grand roman américain ». Les femmes au foyer sont désespérées. Leurs maris ont le ventre noué à l'idée de rentrer à la maison. Le meurtre peut être une distraction comme une autre, entre une partie de bowling et un pique-nique en famille.

Il n'y a qu'un reproche à lui adresser : depuis Blonde, son roman sur Marilyn, tout le monde s'est mis à prendre pour héros des célébrités. Quelle plaie !

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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