Jours redoutables

Jours redoutables

A. M. Homes respecte trop ses lecteurs pour prendre des gants avec eux. Sur le Net, certains, s'offusquent. « Les personnages ne sont pas aimables » : un publicitaire n'aurait pas fait mieux. La littérature est une offensive retorse contre le réel. Chez A. M. Homes, tout le monde est futé, la logorrhée est érigée en principe, et le langage, souvent, s'épuise. Restent l'effroi et la baise, son parfait contrepoison. Les histoires de ce recueil, aussi tendres que féroces, vibrent d'une effarante drôlerie. Dans Jours redoutables, deux vieux compagnons de route se retrouvent à un sommet sur le(S) Génocide(S). Il est question de sexes en chocolat et d'un safeword au cas où le petit jeu tournerait mal : Roth1933. Ailleurs, on se perd, on s'agrippe, on meurt au détour d'une phrase... L'une des nouvelles se résume à un tchat avec perruches ondulées, expéditions militaires et suicide de vieille dame. Plus loin, un urbaniste fugue à Disneyland, culbute une « cast member », pa ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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