Jouer son va-tout

Jouer son va-tout

On retrouve la fine gâchette dans deux recueils : des lettres inédites et des textes sur les jeux de société.

Jean-Patrick Manchette est l'un des plus grands écrivains français du XXe siècle tardif. Évidence crasse mais qui demeure toutefois trop un ouï-dire : on peut savoir qu'il est un mistigri que se passent les stylistes entre eux mais on le lit encore insuffisamment, pour peu qu'on soit indifférent ou allergique à la « Série noire », où il fut essentiellement publié. On se rattrapera si besoin avec l'impeccable édition « Quarto » de ses Romans noirs, chez Gallimard. Manchette avait certes une place impossible (comme tout écrivain qui se respecte ) : à la fois prosateur sophistiqué, héraut de l'ultragauche (tendance situationniste) sans être encarté nulle part, et auteur de polar donc, par ailleurs féru de jazz, de BD et de cinéma. À la fois virtuose, formaliste, théoricien, idéologue et pop - au plus près du triangle des Bermudes des années 1970-1980. Manchette a fini par y disparaître : à son bureau, il jouait sa peau et l'a finalement eue.

Après son dernier chef-d'oe ...

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Entretien

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