Joseph de Maistre, et Dieu, et maître

Joseph de Maistre, et Dieu, et maître

Inspirateur des trois B - Barbey, Bloy et Bernanos -, « ami du bourreau » selon Stendhal, le pourfendeur de la Révolution reste l'indépassable incarnation de la résistance catholique à la modernité.

le 26 février 1821, Joseph de Maistre meurt à Turin, capitale du royaume de Piémont-Sardaigne, auquel appartient alors la Savoie, dont il est originaire. En France, depuis 1815-1816, est restaurée la monarchie dont il a prédit le retour inéluctable, dès 1796, dans les Considérations sur la France. Si sa philosophie de l'autorité est alors la cible des milieux libéraux - Stendhal parle de lui comme d'un « coquin » et de « l'ami du bourreau » -, il jouit d'un immense prestige auprès d'une large frange des catholiques, clercs et laïcs, qui ne parviennent guère à accorder leur foi aux valeurs et aux usages de la société issue de la Révolution.

Tout au long du XIXe siècle, d'éminentes figures du catholicisme comme l'abbé Migne, l'abbé Gaume ou dom Guéranger, mais aussi des prélats ultramontains - Mgr Gousset, Mgr Pie, Mgr Delassus - ne feront pas mystère de leur admiration pour Maistre, dont les idées seront aussi relayées par diverses incarnations de la résistan ...

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