Jonathan Littell, Les Bienveillantes

Jonathan Littell, Les Bienveillantes

Jonathan Littell raconte la tête et le corps d'un officier nazi convaincu. Répétition. Pulsions. Dévastation. Les Bienveillantes sont une oeuvre magistrale, une immense fresque crépusculaire avec tombée de rideau sanguinolente. On peut multiplier les références (la structure romanesque s'appuie sur le cycle grec de L'Orestie) et les questions (Ne risque-t-on pas de graves malentendus en mettant ses pas dans ceux d'un officier SS ?). Mais il s'agit, pour ce premier roman sidérant, d'autre chose. Une réflexion sur la part concrète du mal : le meurtre.

Maximilien Aue, aujourd'hui directeur d'une usine de dentelle en France, écrit ses souvenirs. Il dit avancer, non pas des excuses, mais des vérités : je suis né à la mauvaise époque (1913), au mauvais endroit (l'Alsace), je me suis contenté de faire ce que vous auriez fait (être complice d'un meurtre d'État) dans la même situation. Tout est, selon lui, question de hasard. Ainsi, c'est à l'issue d'une rencontre ho ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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