John Searle (É.-U., 1932)

John Searle (É.-U., 1932)

La césure philosophie « continentale »/pensée analytique anglo-saxonne, plus accusée chez nous qu'en Allemagne, explique qu'on n'ait guère lu John Searle en France. Élève de John Austin (1911-1960), auteur du séminal Quand dire, c'est faire, John Searle, revenu à Berkeley, a tiré des avancées faites par le fondateur de l'analyse du langage ordinaire sa propre théorie des « actes de langage » (Speech Acts, 1969) : à côté des énoncés qui cherchent à « dire vrai » en se conformant au monde, il en est qui visent inversement à conformer le monde aux mots, à le « rendre vrai ». Loin de se limiter à décrire la réalité, le langage souvent la transforme, ce qui a des implications considérables en linguistique mais aussi dans les théories du droit, de la littérature, etc.

John Searle a émis des hypothèses non moins fortes en philosophie de l'esprit, en soutenant que l'intention était une capacité humaine irréductible à ses processus neurobiologiques sous-jacents. Une ...

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