John Le Carré, à propos de L'Espion qui venait du froid, cinquante ans plus tard

John Le Carré, à propos de L'Espion qui venait du froid, cinquante ans plus tard

J'ai écrit L'Espion qui venait du froid à l'âge de 30 ans, dans un état de stress personnel intense, mystérieux, et dans un isolement total. En tant qu'officier de renseignement sous couverture de jeune diplomate en poste à l'ambassade britannique de Bonn, j'étais un mystère pour mes collègues, et pour moi-même la plupart du temps. J'avais déjà commis deux romans, évidemment sous pseudonyme, approuvés tous deux avant publication par le service qui m'employait alors. Après moult débats, L'Espion qui venait du froid finit lui aussi par recevoir l'autorisation d'être publié. Aujourd'hui encore, il m'arrive de me demander ce que j'aurais fait dans le cas contraire.

Mes supérieurs en étaient visiblement arrivés à la légitime, quoique hésitante, conclusion que ce roman était une pure fiction dénuée de toute information personnelle susceptible de porter atteinte à la sécurité. Un point de vue aussitôt écarté par la presse mondiale, qui décréta d'une voix unanime qu ...

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