JFK, l'infini cadavre exquis

JFK, l'infini cadavre exquis

La littérature n'est toujours pas revenue de la mort du président américain : le destin de Kennedy est devenu un immense roman collectif, au dénouement introuvable.

« Je ne crois pas que mes livres auraient pu être écrits dans le monde qui existait avant l'assassinat de Kennedy. Et je crois qu'une bonne part de l'ombre qui se retrouve dans mon travail provient directement de la confusion, du chaos psychique et de l'impression d'incertitude qui émanait des événements de Dallas. Il est concevable que cela ait fait de moi l'écrivain que je suis. Pour le meilleur ou pour le pire. » Ces propos de Don DeLillo pourraient s'appliquer à James Ellroy (American Tabloid), comme à Stephen King (22/11/63), peut-être même à Robert Littell (La Compagnie)... La mort de Kennedy a modifié le monde, et donc l'environnement des écrivains, et donc la littérature elle-même. Est-ce à dire que, depuis, chacun écrirait d'un lieu sombre, hanté par des forces mystérieuses et néanmoins palpables, régies par d'indicibles et inextricables complots ? N'exagérons rien.

Lorsque Kennedy meurt, le rêve d'une innocence nationale américaine a déjà ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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