Jeffrey Eugenides, le marbre grec

Jeffrey Eugenides, le marbre grec

L'auteur gréco-américain de Virgin Suicides signe un recueil de nouvelles composées tout au long de sa carrière. Heureux quand il écrit et enseigne, l'ours apparaît néanmoins taciturne. Scoop : il a souri il y a quatre ans.

Un soir de novembre 2015, Jeffrey Eugenides dîne à côté de Philippe Lançon, rescapé du massacre de Charlie hebdo. Le Français est l'invité, avec Mario Vargas Llosa, de l'université de Princeton, où l'écrivain américain enseigne la création littéraire. Ses antennes sensorielles hyperfines branchées sur écoute maximale, celui-ci se penche vers son voisin de table. « La qualité de l'homme m'a impressionné. Son refus d'être dévoré par l'esprit de vengeance, sa bravoure, son courage. Sa dignité extrême me semble le meilleur de l'être humain. » Il écoute en silence le récit de cette expérience. La vraie vie vient de mettre le romancier en présence d'une personnalité très accomplie. « Sa manière suprêmement civilisée de réagir m'a frappé. » Il décèle aussitôt une fréquence humaine rare, le panache. Élégance et vaillance dans l'adversité. Les lecteurs français de Philippe Lançon, eux, les découvriront quatre ans plus tard, avec Le Lambeau. « Ce soir-là, il m'a dit qu'il so ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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