Jean Rouaud*

Jean Rouaud*

"l'Histoire, par la Grande Guerre, m'a amené au roman"

«La découverte d'une image pieuse éditée en 1916, décrite dans Les Champs d'honneur , m'a entraîné à parler de la guerre de 14 : ma tante Marie avait écrit au bas de l'image le nom du disparu, son frère, Joseph Rouaud, mort à l'âge de 21 ans des suites de ses blessures, le 26 mai 1916. Joseph Rouaud était l'exact homonyme de mon père, mort un 26 décembre, à l'âge de 41 ans. J'ai écrit un texte en allusion au premier Joseph, prétexte, par un mécanisme inconscient, à parler de la mort de mon père, mais d'un point de vue très conscient, j'allais à l'encontre du discours des années quatre-vingt, où Coluche s'acharnait contre ces « vieux cons d'anciens combattants ». Moi, je pensais à ce jeune homme fauché à l'âge de 21 ans dont je ne savais rien. Il y avait longtemps que j'écrivais mais j'avais un problème avec le roman. L'Histoire, par la Grande Guerre, m'y a amené, avec deux vies interrompues qui se confondent. J'ai inclus dans Les Champs d'honneur ces pages sur 14, ...

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