Jean Rolin la vie en chantier

Jean Rolin la vie en chantier

jean rolin arpente le littoral français. De chantiers navals en usines pétrochimiques, d'hôtels en cafés, il décrit des vies en pointillé, des univers désolés, dont la beauté se révèle aux moments les plus inattendus.

Le style dit tout. Les phrases de Jean Rolin, remplies d'une multitude de « peut-être », de « ou », de « à tort ou à raison », charrient un monde miné de l'intérieur. Minuscules bouts d'humanité comme tombés de la marche du temps. Entrez donc dans un univers incertain. On y croise des hommes taciturnes on ne les reverra plus, des bâtiments datés on ne les visitera plus, des paysages crépusculaires on ne les contemplera plus. On devine la grâce dans la noirceur. Sensations fortes de mélancolie, de flétrissure, de magnificence, de poésie. Ronde de fantômes bien vivants. Le narrateur, double de l'auteur, arpente dans Terminal Frigo le littoral français. Il s'arrête dans quelques villes industrielles et portuaires. Il décrit des univers désolés dont la beauté se révèle aux moments les plus inattendus. Destin d'un peuplier solitaire se maintenant dans un environnement inamical. Écoute joyeuse et triste d'un tube de Madonna dans un café de Dunkerque. Mais pourquoi s'attache-t-on à certain ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard