Jean-Jacques Rousseau aux Charmettes

Jean-Jacques Rousseau aux Charmettes

Il est des lieux dont on repousse la visite, tant est grande la crainte d'être déçu : ainsi la maison des Charmettes, auréolée du souvenir de Jean-Jacques Rousseau et de Mme de Warens. « Je ne savais pas si je trouverais là ce que je venais y chercher, et si la vue des choses ne trahirait pas l'idée que je m'en étais faite », note George Sand. Le miracle a lieu, comme pour les milliers de visiteurs qui se sont succédé aux Charmettes. Dès le « ravissant chemin ombragé » qui monte à la maison, naît l'étrange impression de retrouver un décor familier, à mi-chemin entre le souvenir et le rêve. La petite maison est là, exactement comme elle doit être, accrochée au flanc du vallon, avec ses pierres apparentes et son toit d'ardoise, à deux pas de Chambéry mais loin de tout, enfouie dans la verdure mais dominant la vallée. Les pervenches sont en fleur, comme en ce jour de printemps où, trente ans après Mme de Warens, Rousseau s'exclamait : « Ah ! voilà de la pervenche ! » Aux Charmettes, le ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé