Je, tu, il, elle se souvient

Je, tu, il, elle se souvient

À l'origine du récit, il y a l'image de la double demeure ancestrale, Castel-d'en-bas et Castel-d'en-haut, les deux côtés proustiens d'une histoire familiale qui se délite. L'auteur du Non de Klara 2002, bourse Goncourt du premier roman nous livre ainsi un second récit aussi décalé que le premier, non pas « de guerre », mais sur les revenants de la guerre et la composition des souvenirs. Ou comment une petite fille tente de reconstruire en imagination l'histoire de son grand-oncle Jean, revenu du front et de la Première Guerre mondiale « même pas gazé même pas fou ». À l'aide des fragments de récits que sa tante lui livre avec plus ou moins de réticence et de cohérence, elle fait l'apprentissage de sa langue, et l'écrivain en germe celui de la mise en intrigue. Si l'auteur rend un hommage appuyé à Proust et à Claude Simon, elle s'approche beaucoup, par les hésitations du récit et les balbutiements de la petite fille, de Nathalie Sarraute et de son Enfance. C'est par le dialogue-patc ...

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