Je n'ose le dire

Je n'ose le dire

Après une tentative pour cerner causes et états de sa timidité, Philippe Vilain consacre la plus belle partie de ce petit essai d'autofiction aux difficultés que pose cet état à la littérature. Comment dire ce qui s'énonce dans l'incapacité à parler ? Comment traiter dans le roman cet être rougissant ? Aucun grand texte ne le place en son centre, à l'exception peut-être de Mort à Venise de Thomas Mann ou de la Lettre au père de Kafka. Le timide est « celui qui a si peu d'existence qu'il peut facilement se contrefaire pour se faire autre, s'autruifier ». Comment ne pas voir dans cette définition le portrait du romancier ? Et particulièrement de l'écrivain d'autofiction, ajoute l'auteur de Défense de Narcisse , qui confesse : « Il est possible que j'écrive à la première personne parce que je n'arrive pas à dire "je" dans la vie. »

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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