James Salter, le décollage d'un maître

James Salter, le décollage d'un maître

L'écrivain fut pilote de chasse durant la guerre de Corée : une expérience fondatrice qu'il raconta dans Pour la gloire (éd. L'Olivier), son tout premier livre, paru en 1956 et seulement traduit aujourd'hui.

Les lecteurs de son autobiographie, Une vie à brûler, pouvaient regretter que James Salter ne développe pas davantage le récit de son passé de pilote de chasse pendant la guerre de Corée (1950-1953). C'est que sa guerre, il l'avait déjà romancée dans son premier ouvrage, Pour la gloire, paru en 1956 aux États-Unis. Les éditions de l'Olivier se sont enfin décidées à le publier en français, dans une version révisée par l'auteur en 1997. Cela se sent : ces pages-là répondent à l'esthétique qu'il développera après le lyrique Un bonheur parfait. S'y retrouve cette écriture au rasoir qui ne coupe pas les métaphores, ces métaphores qui donnent une consistance physique aux émotions. « Il était le chef. Il semblait y avoir quelque chose d'artificiel et de répugnant dans cet état de fait, comme s'il portait une chemise claire avec le mot imprimé dessus. »

Le capitaine Cleve Connell, le personnage de Pour la gloire, est donc le chef d'une escadrille a ...

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Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
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