James Ellroy, Underworld USA

James Ellroy, Underworld USA

Un romancier de génie se reconnaît à sa capacité à imposer sa vision du monde. Ainsi James Ellroy, qui déploie ici tous ses moyens narratifs et une armée de personnages pour nous rallier à son joyeux credo : l'histoire des États-Unis s'assimile à un vaste roman noir, avec le crime pour moteur principal et la lutte des classes ou des minorités comme outil de propulsion auxiliaire. Ce parti pris transforme Underworld USA, centré sur les années 1968-1972, en une vaste polyphonie policière où interviennent quelques choeurs -l'authentique troïka mafieuse formée de Santos Trafficante, de Carlos Marcello et de Sam Giancana - et de nombreux solistes : Hoover, patron indéboulonnable du FBI, le milliardaire Howard Hugues, dit « Dracula » en raison des litres de sang que sa psychose hygiéniste l'oblige à s 'injecter ; « tricky Dick » Nixon, soupçonné de sado-masochisme... La plume sarcastique de James Ellroy n'a pas besoin de se forcer pour donner à ces figures historiques l'allure de ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon