J'aimerais revoir Callaghan

J'aimerais revoir Callaghan

L'ennui est la bête immonde qui guette la vie, qui assure le travail des philosophes et qui fait le fonds de commerce de Dominique Fabre, découvert grâce à Maurice Nadeau il y a juste quinze ans. Inlassablement, dans ses nouvelles et ses romans, l'écrivain s'acharne à cerner ce que pourrait être le pourrissement existentiel dans des banlieues où les chiens s'appellent « Couillon » et où le temps est souvent inoccupé. Mais immanquablement ses héros ordinaires démentent le morne du quotidien par les stratégies à la petite semaine qu'ils bricolent. Dans J'aimerais revoir Callaghan, le narrateur tricote sa destinée autour d'un copain anglais de pensionnat avec qui il faisait le mur et qu'il croise ensuite tous les dix ou quatre ans par hasard.

Qu'il soit SDF revenu de ses déboires australiens ou barman dans un pub anglais, Jimmy a « une tête de destin, une tête de règlement de comptes entre moi et moi, entre lui et moi. Un règlement de comptes qui, bien souvent, n'est adressé à p ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

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