Jack a dit

Jack a dit

Picaresque, rabelaisienne et sinistre, la descente aux enfers d'un bad boy menée staccato par un cinglé génial mort en 1978.

On avait refermé l'ogresque et faramineux Un jardin de sable avec des sentiments non pas mitigés, mais ambivalents : l'admiration le disputait au dégoût, de celui que l'on éprouve lorsque la vie, fût-elle passée au tamis d'une prose incandescente, devient trop forte, trop dure - trop tout. Et puis on y est revenu. Conclusion ? Earl Thompson est bien un cinglé génial, à enfermer dans une cage à tigres avec le Hunter du même métal (Thompson, soit dit en passant, est aussi le nom d'une mitrailleuse), un docteur en logorrhée existentielle très peu soucieux de ménager son lecteur. Un jardin de sable se présentait comme un roman de l'enfance plus ou moins autobiographique, grouillant de foutre, de défaites et de rabelaiseries. Tattoo prend sa suite directe, et le projet gagne en ampleur. Cette fois, à nous deux le monde !

Seul à la naissance

Nous sommes en 1945. Jack a 15 ans, « son beau-père [est] un gibier de potence et sa mère une pute », la ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.