J. D. au téléphone

J. D. au téléphone

Le philosophe invoqua souvent la figure du spectre, chercha le moyen de rester en ligne avec les esprits frappeurs de la pensée. Aujourd'hui, sa complice d'écriture Hélène Cixous ne cesse de lui « téléphoner » pour l'interroger sur ce qui nous advient. Rapport d'écoutes.

J'écris sous Son Regard. Un philosophe, un combattant, un prophète, qui nous aura annoncé la Démocratie à venir, l'Humanité encore à venir et dont nous ne connaissons pas la figure mais dont il prononce le nom et nous décrit les pas. Est-ce qu'il est là, à l'Humanité, au téléphone, et nous appelle et nous surveille ? Oui. Oui. » Disait J. D., avançant sa pensée sous le regard de Jaurès. À mon tour, j'écris sous son regard. Nous n'arrêtons pas. Nous poursuivons la recherche des temps à venir, nous sommes les témoins et les héritiers, nous ne pensons, et nous ne pouvons faire, cette avancée dans l'à venir, qu'avec le secours perpétuel de cette invocation qu'il a dite « spectrale ». Le Spectracteur qu'il est, lui, J. D., héritier des sages sans âge, contemporain de Shakespeare comme de Freud. Nous sommes des spectres par intermittence. Qu'aurait-il pensé du concept de crime contre l'humanité ?, se demande J. D. à Jaurès. Et moi, tous les jours, de me demander à J. D. : Qu'aurais-tu dit ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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