Jésus in memoriam

Jésus in memoriam

Rédigés un demi-siècle après la crucifixion,les Évangiles sont tributaires d'une transmission oraleet de tous ses caprices. Un universitaire américain interroge cette élaboration collective du récit christique.

les exégètes du Nouveau Testament sont d'accord : les paroles de Jésus rapportées dans les Évangiles ne furent retranscrites qu'une cinquantaine d'années après sa mort. Recueillies par des disciples qui ne savaient ni lire ni écrire, elles se sont donc transmises oralement pendant des dizaines d'années avant d'être rédigées, non dans la langue vernaculaire, l'araméen, mais en grec, par des lettrés que nous connaissons sous les noms de Matthieu, Marc, Luc, Jean. Dès lors, le christianisme repose sur la foi en la mémoire autant que sur celle en Jésus-Christ. C'est donc à ce hiatus que s'attaque Bart D. Ehrman, historien des religions, professeur à l'université de Caroline du Nord (État abondamment fourni en Églises méthodistes de toutes obédiences). L'auteur procède en recourant à de vieux outils (les études sur les traditions orales des Balkans observées par des ethnologues au début du XXe siècle) et à des instruments plus modernes (les expériences de psychologie cognitive ...

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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