Italo Calvino

Italo Calvino

J'ai deux livres de chevet : De la nature , de Lucrèce, et Les Métamorphoses d'Ovide. Je voudrais que tout ce que j'écris se rattache à l'un ou à l'autre, ou bien aux deux. Palomar est résolument du côté de Lucrèce ; je visais en rêvant d'une connaissance minutieuse de la nature des choses, au point que leur substance même se dissout au moment d'être saisie. Pendant des années, j'ai essayé de noter tout ce qui me paraissait une expérience de « connaissance ». La connaissance doit commencer par la surface : prendre un objet et le décrire. Chacun de ces objets pose un problème de lecture, de traduction en mots d'un discours que l'objet fait au-dehors de tout langage. Palomar est une tentative de lecture des choses.

Votre personnage a-t-il des modèles ?

Il y a toute une tradition de personnages porte-parole des réflexions de l'auteur : Paul Valéry avait Monsieur Test ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

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