Interstices d'un détroit

Interstices d'un détroit

Après un séjour dans le détroit d'Ormuz dans le golfe Persique, Jean Rolin invente une traversée improbable.

On s'étonne que ces belles demeures que l'on aperçoit, admire et parfois convoite à travers la fenêtre des trains semblent presque toujours souffrir de l'inconvénient majeur d'être situées un peu trop près d'une voie ferrée. De même, on rêve d'accompagner au bout du monde ces hommes rares qui savent voyager seuls. On ne réfléchit pas assez.

Quelques-uns pourtant acceptent notre compagnie à leur retour, par le truchement d'un livre, quand on ne risque plus de les perturber par notre présence de boulet, ils racontent leur périple de leur mieux, avec la bonne conscience de nous faire connaître ce que sans eux nous aurions ignoré du monde et de leur témérité, mâtinée d'un poil de suffisance d'avoir vu l'ours que nous nous contenterons d'avoir lu. Ce sont, pour les meilleurs, des écrivains voyageurs, les autres de plus ou moins bons auteurs de récits de voyage, des pourvoyeurs de dépaysement.

Et puis, plus rares encore, les doigts d'une main suffiraient à les dénombrer, il ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé