Interprétations abusives

Interprétations abusives

Si tout chez lui est question de perspective, ce serait trahir Nietzsche que de sombrer dans le relativisme.

mille fois répétée, une bêtise n'en devient pas une vérité. Non, Donald Trump n'est pas l'incarnation ultime de la pensée de Friedrich Nietzsche, n'en déplaise aux commentateurs qui ont cru tenir là une explication à la fois simple et commode. Non, monsieur Damon Linker, du magazine The Week, le style et la substance de Donald Trump ne sont pas « issus d'une vision du monde qui coïncide de manière révélatrice avec les idées du philosophe allemand radical Friedrich Nietzsche ». Non, monsieur Peter Wehner, de The New York Times, Donald Trump n'est pas l'illustration parfaite de la « volonté de puissance » de Friedrich Nietzsche. Ces messieurs n'ont pas plus raison que Bertrand Russell, qui affirmait que la Seconde Guerre mondiale ne fut autre que la « guerre de Nietzsche ». Ce genre d'association est aussi insensé que lorsque le nouveau ministre brésilien des Affaires étrangères, Ernesto Araujo, soutient dans une tribune que, si le monde s'accommode des chos ...

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon