Interprète français-hobbit

Interprète français-hobbit

Comment traduire Tolkien, ses divers registres et ses trouvailles langagières ? L'auteur de la nouvelle traduction du Hobbit expose ses choix.

« In a hole in the ground there lived a hobbit. » L'incipit du premier roman de Tolkien est de nos jours si célèbre que, lorsque les éditions Bourgois m'ont invité à produire une nouvelle traduction du Hobbit, la première chose qui m'est venue à l'esprit fut de me demander comment j'allais le traduire. Je me suis rappelé la narration de John Huston dans l'adaptation de 1977, et j'ai été frappé une fois de plus par la sonorité de ces phrases liminaires, étudiées, cadencées, où nous entrons dans le récit par la petite porte ronde de Bilbo.

J'ai fait le choix d'envisager ce texte dans sa dimension littéraire, en considérant Tolkien non pas simplement comme un conteur d'histoires, mais comme un écrivain à part entière. Si la voix du narrateur rappelle par sa légèreté la vocation première du récit (celle d'être lu à voix haute à des enfants), le style de Tolkien se démarque également par sa fluidité, sa vivacité et sa justesse de ton. Par conséquent, mon devoir d ...

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon