Algorithme and blues

Algorithme and blues

Sommes-nous pris dans un réseau de liens qui nous ligotent ? Inextricable état des lieuxen forme de métaphore marine.

terme de marine à l'étymologie obscure, le mot « orin » désigne un cordage qui relie une bouée à une ancre de fond ou, plus généralement, à un corps immergé. Dire que nous vivons aujourd'hui une dictature des orins suggère d'abord qu'une multitude de liens nous tiennent captifs du numérique, un peu comme l'est le narrateur des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, lorsque, au début du livre, il se réveille ligoté et attaché au sol par des myriades de fils plus fins que ses cheveux qui l'empêchent de bouger et de se relever, sauf à les arracher d'un geste convulsif. Convenons-en, les courriels, que la plupart d'entre nous recevons incessamment et auxquels nous nous astreignons à répondre de façon tout aussi incessante, les notifications que nous envoient les réseaux sociaux ou les gazouillis (tweets) sollicitent notre attention en permanence, constituant autant de fils qui, tout en nous reliant aux autres, nous tiennent en quelque sorte attachés et captifs ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes