Impressions diaboliques

Impressions diaboliques

Pour l'auteur des Diaboliques , l'enfer est l'actualité d'une sensation qui, chaque jour plus vive, plus mordante, plus tenace, exerce ses ravages. Petit catalogue de ces dévorants péchés.

Le jour vient bas dans cette triste bourgade du Forez, au temps du Carême, où le noir des anciennes maisons « se noircit encore - noir sur noir - de l'ombre perpendiculaire des monts ». Dans l'église un capucin de passage enseigne les plus terribles vérités de la religion : « Il prêchait sur l'Enfer »... Fantôme parmi les fantômes - alors que la mélancolie des sources redouble celle des ombres -, dans l'attente du drame vécu par une mère et sa fille, Mme et Mlle de Ferjol. Noir sur noir. Epouvante sur épouvante. Impression sur impression.

Tel est le despotisme de la sensation, la forge impérieuse du roman selon Barbey d'Aurevilly. Si l'impression première est saisissante 1, elle n'aura de cesse de se creuser, de s'approfondir, de gagner le coeur du lecteur comme un clou qui s'enfonce... Et le père Riculf qui prêche l'Enfer avec tant d'éloquence aux premières pages d' Une histoire sans nom 1882, lui qui ne parle que de l'Enfer, qui a toujours l'Enfer ...

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