Impasse turque

Impasse turque

Une belle variation sur le raccord impossible entre la culture des villes et le pays profond.

quand bien même Le Poirier sauvage suit Sinan, un jeune écrivain, on ne le verra jamais à l'oeuvre. Son livre est déjà achevé quand s'ouvre le film, et son ambition se limitera à essayer de financer l'impression de l'ouvrage. Dans ce nouveau film de Nuri Bilge Ceylan (Uzak, Il était une fois en Anatolie, Winter Sleep...), beaucoup de choses appartiennent au règne du déjà révolu : Sinan croise un flirt du lycée, elle est déjà fiancée ; il cherche un capital pour achever son projet, son père est déjà endetté.

Le plan inaugural offre l'indice d'une impossibilité de s'extraire de la glu du passé. Assis à la table d'un café, Sinan est filmé de l'extérieur. Sur la baie vitrée, la mer se reflète : l'horizon vers lequel il rêve de s'envoler lui revient en pleine face, le recouvre et l'écrase.

Chez Nuri Bilge Ceylan, on croise des artistes ou des intellectuels si harassés qu'ils en deviennent irascibles. Sinan arbore un rictus hautain, mais cette ma ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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