Il y a le feu au lac !

Il y a le feu au lac !

S'il avait fait beau sur les bords du Léman, les époux Shelley et Byron auraient parcouru les montagnes, et Mary n'aurait pas, entre la pluie et les éclairs, inventé Frankenstein.

c'est une histoire de pluie et de comment elle les oblige à rester à l'intérieur, cet été-là qu'on aurait voulu clément, qui aurait dû être fait de sorties collectives, de longues promenades épuisantes qui vous laissent le corps si gourd que l'esprit n'est plus bon à rien, qu'on somnole, qu'on reporte le travail à plus tard. Mais, au lieu de ça, au lieu des corps exultant dans l'effort, au lieu du bon air et de la découverte des paysages, ils tournent en rond. Avant ça, bien sûr, des rencontres en cascades. Car rien de tout cela ne serait arrivé si...

Je rembobine un peu. On est dans le canton de Genève. Si je ne me trompe pas, en 1816, c'est le mois de mai. Imaginez des vignes, au loin des neiges éternelles, des crêtes, le mont Blanc. Et puis là, un hôtel. Shelley prénom Percy et Mary future Shelley y sont descendus. Byron y arrive, il est accompagné de Polidori. Là où ils se rencontrent exactement, eh bien dans la cour de l'hôtel, par exemple. Ou bien sur le ponton ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard