III. EXTENSION DU DOMAINE DE LA POÉSIE

III. EXTENSION DU DOMAINE DE LA POÉSIE

en 1917, Guillaume Apollinaire signe un texte qui synthétise sa vision de l'art et qui inscrit celle-ci dans la révolution esthétique qu'il a générée, en qualité de poète comme en qualité de critique. Dans L'Esprit nouveau et les Poètes, il invoque le « lyrisme visuel », soit la réunion des arts : musique, peinture et littérature confondues. Or il apparaît assez clairement que Guillaume Apollinaire développe cette réflexion à partir de sa propre invention des calligrammes. « Les artifices typographiques poussés très loin avec une grande audace ont l'avantage de faire naître un lyrisme visuel qui était presque inconnu avant notre époque. » C'est ainsi qu'il invite les artistes de son temps à développer la recherche de nouvelles formes poétiques et artistiques en balayant les frontières qui les séparent traditionnellement. C'est là, aussi, qu'il encourage le développement du cinéma, cet « art populaire » qui « compose [...] des images pour les esprits méditatifs et p ...

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