« Notre matrie »

« Notre matrie »

Pour le penseur de l'environnement, l'Europe représentela bonne échelle, le bon « terrain de vie » face à la crise écologique.

Vous concluez votre dernier essai Où atterrir ? par une déclaration d'amour à l'Europe, ce qui a surpris.

Bruno Latour. - Oui, cela surprend beaucoup de gens, et cette surprise m'étonne. Apparemment, les gens ne conçoivent pas l'Europe comme un territoire vécu, un sol aimé. À son endroit, le terme « patrie » n'est pas le meilleur. « Matrie », matrice, terre, je ne sais pas comment la désigner. Ce qui compte c'est de sortir de l'association entre Europe et Bruxelles ou l'UE, ce que De Gaulle appelait « le machin ». Machin fort utile par ailleurs mais complexe et que beaucoup de gens veulent à raison rénover. Cela ne nous empêche pas d'être européen et d'aimer l'Europe - chose, territoire, paysage, h ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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